Tous les coûts sont permis

Si vous êtes un lecteur fidèle de ce blog, vous avez peut-être relevé que, de manière générale, je supporte pour davantage de libre marché. Néanmoins, je ne le défends pas dans tous les cas. La semaine dernière, je suis ainsi assisté à un meeting à Florence lors duquel j’ai pu constater que certains le défendaient becs et ongles. Car le libre marché révèle selon moi une limite avec ce qu’on appelle la tragédie des communaux. Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette expression, le mieux est de prendre ici un exemple. Quand unfabricant tient ses comptes, il s’intéresse à ses rendements et dépenses. Chaque industriel manque néanmoins de prendre en compte les coûts qu’elle suscite aux autres pêcheurs : le coût, en particulier, que constitue la pollution des ressources. Or, le coût véritable pour la société est en fait plus important que les coûts supportés par chaque acteur. Quand chaque pêcheur se limite à son activité individuelle, il fait l’impasse sur le coût réel pour l’ensemble de la population. Par conséquent, la pollution dépasse le niveau socialement supportable, parce que les industriels se bornent à voir leurs propres intérêts et oublient ceux de la société. Au final, la somme de tous les choix individuels des producteurs et des consommateurs n’aboutit pas à un résultat socialement idéal. C’est là un cas des plus évidents où le libre marché ne peut être une solution en soi, et où une ingérence politique est apte à apporter une solution viable. Parce que livrés à eux-mêmes, des producteurs, des acheteurs, voire des pays tout entiers, ne parviennent pas à intégrer les portées de leurs décisions sur la société. Il est donc capital d’agir pour que chaque acteur du libre marché soitclairement sensibilisé aux coûts à l’échelle de la société. Au passage, je souhaiterais dire un mot sur ce congrès qui m’a permis de découvrir Rennes. Ma boîte a choisi une agence différente pour organiser celui-ci, et je dois dire que c’était un choix très judicieux. Voilà le site de l’agence, si vous souhaitez jeter un coup d’oeil.

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