Un nouveau directeur artistique chez Lanvin

Le créateur français Olivier Lapidus, 59 ans, a été nommé directeur artistique de la maison Lanvin, la plus ancienne maison de couture parisienne encore en activité, a appris lundi 10 juillet l’Agence France-Presse de l’entourage du styliste. Il remplace Bouchra Jarrar, qui avait été nommée en mars 2016 directrice artistique pour les collections féminines de Lanvin. Son départ « d’un commun accord » avait été annoncé jeudi par la griffe. C’est une nouvelle étape dans la carrière d’un homme qui a grandi dans la mode. Petit-fils de tailleur russe, il est surtout le fils de Ted Lapidus, grand nom du secteur dans les années 70 avec sa mode unisexe et le style safari. Diplômé de la chambre syndicale de la couture parisienne, il a été pendant onze ans directeur artistique de la maison Lapidus, jusqu’à l’arrêt de l’activité haute couture en 2000. En Chine où il a poursuivi son parcours, il a remporté des concours d’Etat et habillé l’aviation civile. De retour en France en 2003, il a dessiné ensuite divers gammes d’objets, mobilier, matériaux lumineux, lunettes, travaillé pour Pronuptia, conçu un hôtel. Ce précurseur en matière de mode high tech devrait continuer à s’occuper de la maison de couture digitale qu’il vient de lancer. Cette maison offre à ses clientes, chaque saison, et tout au long de l’année, sur le principe du « see now, buy now », un défilé sous forme d’un web-film. Olivier Lapidus prônait dès les années 1990 un mariage entre haute couture, artisanat et laboratoires de recherche industrielle, concevait robes à panneaux solaires, en fibres de fruits ou en poussière de pierres précieuses. « Dès 89, j’ai été bien souvent malmené et critiqué par les journalistes qui ne comprenaient pas ma démarche », racontait-il en 2007 au siteLuxe Magazine.

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Le Challenge GM&S

Si l’on en croit Alain Martineau, patron de l’entreprise GMD, son épouse l’accable d’amers reproches depuis plusieurs semaines. « Tu n’aurais jamais dû aller te fourrer dans ce guêpier », lui dirait-elle en substance, selon des sources proches du dossier. Ce « guêpier », c’est la reprise de GM&S, l’équipementier automobile creusois en redressement judiciaire, qui a défrayé la chronique ce printemps et qui devait se solder lundi 24 juillet. Ce jour-là, le tribunal de commerce de Poitiers devait prendre une décision ferme et définitive : continuation ou liquidation. Retour huit mois en arrière. Le 3 décembre 2016, la mise en redressement judiciaire de GM&S n’est pas une surprise. L’entreprise en est à son troisième passage devant le tribunal de commerce depuis 2009. Les actionnaires se sont succédé, plus soucieux d’organiser la ponction des ressources de l’entreprise (ici des loyers encaissés par une filiale, là des centaines de milliers d’euros d’aides publiques encaissés) que de planifier la pérennité industrielle. Conséquence logique : la réputation de fiabilité et de qualité de GM&S s’est dégradée en quelques années. Les commandes sont tombées à un niveau (15 millions d’euros) qui augurent mal de l’avenir de ce fournisseur de PSA et Renault. Et ce sont des salariés aux abois qui ont interpellé en avril les candidats à l’élection présidentielle, en accrochant des bonbonnes de gaz aux cuves d’azote liquide de l’usine, aux cris de « On va tout faire péter ». Cette fois, l’affaire devient nationale. Après l’élection d’Emmanuel Macron, le dossier tout chaud est posé sur le bureau du nouveau ministre de l’économie, Bruno Le Maire. Celui-ci s’empresse de jouer de sa position de représentant de l’Etat actionnaire de Renault et PSA pour les inciter à augmenter les commandes à GM&S, qu’il fait passer de 15 à 22 millions d’euros sur trois ans. Mais l’angoisse monte. Aucun repreneur ne s’est encore manifesté. L’entreprise est sise à La Souterraine (Creuse). Eloignée des centres névralgiques de l’industrie automobile française, elle intéresse peu. Début juin, après que le président Macron a rencontré les salariés, une cellule de crise s’est rendue à Bercy. Son objectif : trouver une solution pérenne. Le 23 juin, la veille de l’ultime délai laissé par le tribunal de commerce, un industriel fait enfin savoir qu’il pourrait être intéressé. Il s’agit de GMD, gros fournisseur de l’automobile. Une belle société que son patron, M. Martineau, spécialiste de la reprise d’entreprises en difficulté, a fait passer de 50 à 600 millions de chiffre d’affaires en trois décennies. Son projet – le seul en lice – prévoit de reprendre 120 salariés sur 277. En réalité, personne n’a très envie d’aller « s’enterrer » à La Souterraine. Pas même le repreneur, qui est de plus en plus effrayé par ce qui lui semble être un dossier relevant surtout de l’aménagement du territoire. M. Martineau passe donc au peigne fin tous les éléments qui pourraient se révéler des cadeaux empoisonnés et multiplie les conditions suspensives à son accord définitif. Ce sont d’abord des terrains pollués dans le périmètre de l’usine qui inquiètent le patron de GMD. Sur ce point, l’Etat le rassure et prend à sa charge la dépollution du périmètre. Puis, M. Martineau réclame un investissement initial de 15 millions d’euros dans l’usine. Bercy, qui ne veut pas voir s’envoler le seul espoir de reprise, propose alors que chaque partie prenante apporte 5 millions : l’Etat, Renault et PSA. Chez Renault, le patron, Carlos Ghosn, a décidé de ne pas faire de difficultés à son actionnaire public. Va pour 5 millions. Côté PSA, c’est une autre paire de manches et l’occasion d’une montée en température publique inédite entre Bercy et Peugeot-Citroën. L’Etat accuse le groupe de Carlos Tavares de faire capoter la reprise en ne versant pas sa part des 5 millions. PSA réplique, courroucé, qu’il est de loin le premier financeur du sauvetage de GM&S, et ce depuis longtemps. Ce sera finalement une ultime réunion, mardi 18 juillet, qui va débloquer l’affaire. L’engagement global de PSA, qui s’élève à plus de 50 millions d’euros, dont 5 millions investis dans l’usine, satisfait, le repreneur et Bercy. A lire sur le site de l’Agence Séminaire.

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Porto Rico abandonné ?

Raz-de-marée électoral dans la mer des Caraïbes : 97% des votants de Porto Rico se sont prononcés dimanche en faveur de l’annexion de leur île par les Etats-Unis. Celle-ci est-elle en passe de devenir le 51e Etat de l’Union ? Despacito (pas si vite). D’abord, le référendum voulu par le jeune gouverneur, Ricardo Rosselló, a été boycotté par l’opposition, partagée entre indépendantistes et partisans de la situation actuelle. La participation très faible (22,7% des inscrits) montre que la consigne a été suivie. Quant à l’indispensable accord du Congrès de Washington, dans un contexte de banqueroute du pays, il est loin d’être acquis. Quel est le statut actuel de Porto Rico ? Officiellement, l’île est un «Etat libre associé» aux Etats-Unis (en anglais commonwealth). Le pays élit au suffrage universel un parlement et un gouverneur, et ce dernier forme un gouvernement. Un «commissaire résident» élu siège au Congrès à Washington mais n’a pas de droit de vote. L’exécutif qui siège à San Juan, la capitale, est souverain pour les affaires internes (finances, éducation, justice, police, économie…) et s’en remet à son protecteur en matières militaires et diplomatiques : il n’y a ni armée ni politique extérieure à Porto Rico. Les dépenses sociales et la couverture santé sont en partie financées par les Etats-Unis. Ce statut d’autonomie, obtenu de haute lutte par les Portoricains, remonte à 1952. Ancienne colonie espagnole, l’île que les indigènes Taïnos appelaient Borinquen était devenue possession des Etats-Unis à l’issue du traité de Paris, en 1998. L’Espagne avait à cette occasion renoncé à deux autres colonies : Cuba et les Philippines. Quels sont les droits des Portoricains ? Par naissance, ils ont un passeport américain et peuvent travailler aux Etats-Unis sans restrictions. Ce qui explique que les expatriés (4,5 millions) sont plus nombreux que les insulaires (3,5 millions). Sur le plan électoral, tous peuvent prendre part aux élections primaires des partis, mais seuls ceux qui résident aux Etats-Unis élisent le Président. Les Boricuas (habitants de Borinquen) sont par ailleurs très attachés à leur langue, l’espagnol, et à leurs symboles nationaux : leur hymne, La Borinqueña, et leur drapeau, sous lequel défile leur équipe olympique. Tout aussi important : le pays présente ses candidates au concours de Miss Univers, avec succès : entre 1970 et 2006, cinq Portoricaines ont été couronnées du précieux diadème. Quel est le poids des indépendantistes ? Les consultations sur le statut de Borinquen se sont succédé en 1967, 1993, 1998 et 2012. C’est le maintien du statut d’Etat libre associé qui l’a à chaque fois emporté. Les partisans de l’indépendance, quand ils ont fait campagne, ont obtenu des scores modestes, sans rapport avec leur poids dans le débat politique insulaire. A partir des années 50, une partie du mouvement s’est engagé dans la lutte armée. Les actions les plus spectaculaires furent l’œuvre des Macheteros, des hold-ups et attentats commis sur le continent qu’ils paieront de dizaines d’années de prison. Le 17 mai, leur doyen, Oscar López Rivera, 74 ans, a été libéré après avoir purgé trente-cinq ans aux Etats-Unis. Parmi les prisonniers politiques américains, seul le leader amérindien Leonard Peltier a été enfermé plus longtemps : il est sous les verrous depuis 1976. La banqueroute de l’île pèse-t-elle sur le débat ? Surendettée à hauteur de 73 milliards de dollars, l’île s’est déclarée en faillite en mai 2016. Un an plus tard, incapable de restructurer sa dette, elle a franchi une nouvelle étape et s’est placée sous la protection de la loi américaine sur les faillites des collectivités locales. Une décision que de nombreux créanciers, notamment des fonds de pension qui avaient acheté des obligations portoricaines, veulent contester devant les tribunaux. Pour le gouverneur, élu en janvier, le rattachement définitif au pays du Nord faciliterait la sortie du bourbier en activant des mécanismes de secours. Mais Donald Trump s’oppose à un sauvetage de Porto Rico avec de l’argent public. Les conditions ne sont donc pas réunies pour que le Congrès de Washington ouvre un débat et vote l’ajout d’une nouvelle étoile à la bannière américaine.

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Dassault à l’assaut de l’Inde

Dassault aviation poursuit ses négociations pour vendre à l’exportation son plus célèbre appareil, le Rafale. « Après le contrat signé en Inde, portant sur la livraison de 36 avions Rafale, et la commande de 24 de ces appareils par l’Égypte et de 24 autres par le Qatar, nous devrions bientôt conclure un quatrième contrat à l’étranger, mais ce sera plutôt pour 2018″, a déclaré le PDG de l’avionneur, Éric Trappier, dans un entretien publié dimanche 14 sur le site en ligne du quotidien Sud Ouest. Le dirigeant du groupe poursuit en précisant que le « quatrième contrat à l’étranger » en question pourrait être conclu avec la Malaisie qui souhaiterait acquérir au moins 18 avions de combat. Le pays souhaite remplacer sa flotte de MiG-29 russes dans les prochaines années. Outre le Rafale, le F-18 américain, le Suédois Gripen ou l’Eurofighter sont sur les rangs. Un second contrat pourrait être envisageable avec l’Inde. « Les besoins en Inde sont immenses. Ainsi, pour la Marine, il est question de 57 avions », a déclaré Eric Trappier. Et d’ajouter: « L’Asie sera stratégique pour nous dans les années à venir, et en particulier l’Inde ». Dassault Aviation espère prolonger les bonnes performances de son avion de combat Rafale à l’export en 2017 pour compenser la morosité prolongée du marché de l’aviation d’affaires, après une année 2016 compliquée. L’avionneur a affiché un bénéfice net multiplié par 2,7 à 379 millions d’euros en 2016 (contre 141 millions en 2015) avec toutefois des fragilités, notamment au niveau des avions civiles dont les commandes ont baissé en 2016. Source: Avion de chasse.

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Règlementation électorale

De vendredi soir jusqu’à l’annonce des résultats, les chiffres évoquant les résultats du second tour de l’élection présidentielle, qu’ils proviennent de sondages ou d’estimations, sont proscrits. Voilà pour le principe. Mais dans la pratique, depuis des années, des chiffres circulent bien avant que les visages des deux finalistes ne s’affichent sur nos écrans, comme l’a encore montré le premier tour de la présidentielle. Quelle est la règle ? Depuis vendredi 5 mai à minuit, plus aucune indication chiffrée sur le choix des Français ne peut être dévoilée. Et ce, jusqu’à dimanche 20 heures, quand tous les bureaux de vote auront fermé. Avis aux contrevenants : cette infraction est passible d’une amende de 75 000 euros. Pourquoi cette diète ? Pour ne pas influencer les électeurs qui pourraient par exemple décider de ne pas aller voter, voyant leur candidat fétiche déjà en tête. «On voit à quel point les sondages ont une influence sur les commentaires, les experts, explique Jean-Yves Dormagen, professeur de science politique. Le fait d’en publier la veille du scrutin a donc d’autant plus d’impact. Et si l’écart entre les candidats est très réduit, toute information devient essentielle.» D’où viennent les premiers chiffres ? A distinguer des sondages classiques, les sondeurs produisent des estimations, faites à partir de «bureaux tests» (en général entre 100 et 500). «On cherche un ensemble de bureaux représentatif, explique Jérôme Fourquet, de l’Ifop. On y envoie des enquêteurs qui assistent au dépouillement et nous remontent les résultats.» A partir de ces chiffres, les sondeurs extrapolent à l’échelle de la France. Et ce sont leurs résultats qui s’affichent sur nos écrans à 20 heures. «Si on regarde les résultats de TF1 et de France 2, on note d’ailleurs qu’il y a souvent une petite différence» en fonction de leur institut de sondage, fait remarquer Jean-Yves Dormagen. Au premier tour cette année, TF1 a ainsi donné ex-aequo Emmanuel Macron et Marine Le Pen, à 23%, quand France 2 annonçait le premier à 23,7% et la seconde à 21,7% (plus proche du résultat final). Les chiffres officiels, issus du ministère de l’Intérieur, arrivent plus tard dans la soirée. Comment expliquer les fuites avant l’heure autorisée ? Jusqu’à cette année, les premiers bureaux de vote fermaient à 18 heures. On avait donc, grâce aux «bureaux tests» cités plus haut, des estimations quarante-cinq minutes plus tard, avant la fermeture des derniers bureaux à 20 heures. Ces chiffres, en principe destinés à des médias, clients des sondeurs, qui en ont besoin pour se préparer au moment fatidique de l’annonce des résultats, «circulaient sous le manteau», admet Jérôme Fourquet. Jusqu’à être commentés dans les QG de campagne. Pour éviter les fuites, la fermeture des bureaux de vote a été repoussée de 18 heures à 19 heures cette année. Les premières estimations des sondeurs ne seront donc pas disponibles avant 19h45, soit quinze petites minutes avant la fermeture des derniers bureaux de vote. «On explique donc que tout ce qui circulera avant 20 heures ne sera pas fiable. Ce sera de la manipulation», raconte Mattias Guyomar, secrétaire général de la Commission des sondages. Au premier tour, certaines rédactions craignaient d’ailleurs de ne pouvoir dévoiler les résultats à 20 heures. Elles se préparaient à donner trois, voire quatre noms, face à l’impossibilité de dégager les deux vainqueurs. Finalement, Marine Le Pen et Emmanuel Macron ont pu être annoncés gagnants mais Jean-Luc Mélenchon et François Fillon étaient tous les deux classés au troisième rang, leur résultat ne permettant pas d’établir un classement sûr. Interdiction de publier des sondages ne vaut pas interdiction d’en réaliser. Les sondeurs donc, ne se privent pas le jour du vote, avec plusieurs méthodes. Première possibilité : le sondage de sortie des urnes. «Ce n’est en rien une estimation qui permet de donner un résultat, explique Jérôme Fourquet. Des enquêteurs sont envoyés devant des bureaux de vote et font remplir des questionnaires à ceux qui en sortent. Ça ne se fait quasiment plus car c’est coûteux et ça implique une très lourde logistique.» Cette année, les instituts se sont d’ailleurs engagés à ne pas en réaliser, explique Mattias Guyomar. «Par écrit», assure encore la Commission comme un fait d’armes. Sauf qu’ils ne renoncent pas tout à fait à produire des indications chiffrées. Interrogés la veille du premier tour, plusieurs instituts expliquaient qu’ils réaliseraient le jour du vote des sondages en ligne ou au téléphone, comme ils en font tout au long de la campagne. Et si une entreprise comme l’Ifop assurait que ses clients étaient exclusivement français, du côté d’Opinionway par exemple, on expliquait que des sondages réalisés dès le matin seraient transmis à des leaders d’opinion et à des médias, dont certains journalistes étrangers. Or, ces derniers ne s’embarrassent pas toujours de la législation française. Au premier tour, des sites belges, dont la RTBF, ont d’ailleurs donné dès 15 heures des chiffres, vendus comme «sortis des urnes», sans indiquer de quel institut de sondage ils provenaient. Soit un sondeur français a rompu le deal donc, soit la RTBF a présenté un sondage en ligne comme un sondage de «sortie des urnes». Dans les deux cas, l’embargo n’a pas été respecté.

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Sécurité : les Français réclament de la fermeté

Alors que la France baigne dans un climat où la menace terroriste se mêle à une montée de la violence, la sécurité s’impose comme l’une des clefs de l’élection présidentielle. Comme le révèle le dernier baromètre Odoxa-Fiducial, que dévoile en exclusivité Le Figaro, elle apparaît même pour 31 % des sondés comme le thème le plus prédictif dans leur vote, juste derrière le chômage (34 %) et le pouvoir d’achat (33 %). Tableaux à l’appui, les auteurs de cette étude le martèlent: «La place de la sécurité dans la campagne sera d’autant plus importante qu’elle comptera davantage aux yeux des Français en avril prochain que lors des précédentes présidentielles.» De fait, un Français sur deux (51 %) en est persuadé. Seuls 4 % des sondés pensent, au contraire, que ce sujet importera moins qu’à l’accoutumée dans son choix final. «C’est surtout chez les sympathisants de droite hors FN (62 %) et ceux du FN (68 %) que la sécurité prendra davantage de place dans le choix de vote», relèvent les sondeurs. Plus que jamais, le régalien est considéré comme un des derniers domaines sur lequel les gouvernants conservent encore une marge de manœuvre. Comme en atteste le baromètre Odoxa, près huit Français sur dix estiment que «la politique a un impact important sur la sécurité», bien loin devant l’économie et la santé (64 %) ou encore l’environnement (52 %). Si, en la matière, les Français font plus confiance dans la droite (41 %) et se disent insatisfaits à 65 % du bilan de François Hollande, l’enquête montre qu’aucun des principaux candidats à la mandature suprême n’a pris un avantage décisif dans l’opinion. Ainsi, Marine Le Pen apparaît paradoxalement comme «la plus efficace» (29 %), alors qu’elle n’a jamais gouverné.

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Nouveau challenge chez HOP!

Les hôtesses et stewards de Hop! sont appelés à la grève vendredi et samedi par les trois syndicats représentatifs de personnels navigants (SNPNC-FO, Unac, CGT), inquiets pour l’avenir de la compagnie, filiale domestique d’Air France, selon un communiqué intersyndical publié mercredi. La première grève des navigants. Le mouvement, doublé d’un préavis de plusieurs syndicats au sol, s’annonce « très suivi », selon le SNPNC-FO. Il s’agit de la première grève des navigants de Hop! depuis la fusion en 2016 des trois compagnies de transport régional d’Air France (Brit’Air, Régional et Airlinair) sous la même bannière, précise ce syndicat. Des emplois « menacés ». Les trois syndicats demandent notamment « des garanties sur leur emploi au sein du groupe » Air France. Ils affirment que leurs emplois sont « menacés par une mauvaise gestion des effectifs » des pilotes, qui partent vers Air France, et « une perte constante d’activité depuis 2012″, de l’ordre de 30%. La ligne Paris-Strasbourg fermée. La compagnie Hop! vise un retour à l’équilibre financier en 2017. Elle doit faire face à la concurrence du train à grande vitesse et de compagnies aériennes low cost sur certaines liaisons. Elle a notamment fermé en juillet 2016 sa ligne Paris-Strasbourg à cause de la mise en service de la LGV Est. 245 postes supprimés. A la tête d’une flotte d’une centaine d’appareils, cette filiale d’Air France est née en 2013. Mais la fusion de Brit’Air, Régional et Airlinair n’est effective que depuis un an. Elle a entraîné la suppression de 245 postes sur un total d’environ 3.400 équivalents temps plein. Ses conséquences ont été plus fortes pour les ex-Brit’Air. « Un an après la fusion, les accords ne sont toujours pas harmonisés et les conditions de travail se dégradent. Les alertes sur les risques psychosociaux au CHSCT se multiplient », ajoute l’intersyndicale des Personnels navigants et commerciaux (PNC). Selon elle, « la direction tente d’imposer des conditions ‘low-cost’, en s’acharnant à négocier systématiquement par le bas ».

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Brexit: la livre britannique chute

La livre britannique est tombée lundi en Asie à son plus bas niveau face au dollar depuis son plongeon éclair d’octobre dernier, à la veille d’un discours clé de la Première ministre Theresa May sur le Brexit. Peu après 03H00 à Tokyo (dimanche 18H00 GMT), la livre sterling a chuté sous la barre de 1,20 dollar, à 1,1986 dollar, soit son plus faible niveau depuis le 7 octobre quand elle avait soudainement dégringolé à 1,1841 dollar, du jamais vu depuis 1985. Elle s’est ensuite redressée et oscillait autour de 1,2035 dollar à 02H00 GMT, tout en restant en-deçà de son cours de vendredi (1,2197 dollar). Dans une moindre mesure, la monnaie britannique a également reculé face à l’euro qui a atteint dans les premiers échanges asiatiques 87,87 pence, au plus bas depuis novembre, contre 87,15 pence deux jours plus tôt. Selon plusieurs journaux, Theresa May devrait poser mardi, à l’occasion d’un discours à Londres, les jalons d’un « Brexit dur »: retrait du marché unique, de l’union douanière européenne et de la Cour européenne de justice, dans le but de reprendre le contrôle de l’immigration européenne. « Les informations de presse du week-end sont sans aucun doute l’élément qui a poussé la livre vers le bas », a commenté Yoshitaka Suda, spécialiste des changes chez Nomura Securities, interrogé par l’AFP à Tokyo. « Les marchés scrutent les événements britanniques » avec le pire scénario en tête. Cependant, « des négociations de cette taille et de cette importance supposent forcément une part de bluff pour tenter d’obtenir le meilleur accord possible », a tempéré dans une note Stephen Innes, courtier chez Oanda. « Sans confirmation concrète d’un Brexit dur, on pourrait au final voir les investisseurs laisser de côté les rumeurs et s’en tenir aux faits ». En attendant l’allocution de Theresa May, des déclarations du ministre britannique de l’Economie sont venues apaiser quelque peu les inquiétudes, a par ailleurs souligné l’analyste japonais. Philip Hammond a prévenu que si le Royaume-Uni « n’avait aucun accès au marché européen », le pays pourrait « changer de modèle économique » pour « regagner de la compétitivité ». Il a ainsi laissé entendre la possibilité de se lancer dans un dumping fiscal en baissant les impôts des entreprises basées au Royaume-Uni afin qu’elles restent compétitives malgré les droits de douanes européens. « Il n’a pas utilisé le terme +paradis fiscal+ mais ces propos ont permis de soutenir la livre », a estimé M. Suda. La livre est sous pression depuis la décision fin juin des Britanniques de quitter l’Union européenne: elle a perdu près de 20% vis-à-vis du billet vert.

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Mexique: gérer l’afflux record de touristes américains

Le Mexique a accueilli le chiffre record de 35 millions de visiteurs étrangers en 2016, dont 14,5 millions d’Américains. Les chiffres records du tourisme au Mexique publiés cette semaine ont offert aux autorités du pays une opportunité en or pour répondre à Donald Trump. «Nous ne croyons pas dans les murs. Nous, en vérité, croyons qu’à travers le tourisme le Mexique construit des ponts avec le reste du monde», s’est exclamé mercredi Enrique de la Madrid Cordero, le ministre du Tourisme, cité par El Informante de Basse-Californie. Depuis Los Cabos, à la pointe sud de la longue péninsule de Basse-Californie, le ministre saluait des résultats «historiques». En 2016, 35 millions de visiteurs étrangers se sont rendus au Mexique, soit une progression de 9 % en un an. Ils ont généré 19,5 milliards de dollars de revenus, soit un bond de plus de 10 % par rapport à 2015. Les autorités se plaisent à souligner que, parmi ces étrangers, les citoyens des États-Unis sont eux aussi venus plus nombreux: 14,5 millions d’Américains ont choisi le Mexique pour passer des vacances, soit 700.000 de plus que l’année précédente. L’écrasante majorité de ces visiteurs ont franchi la frontière en voiture, bien contents de la trouver ouverte plutôt que murée, ironise-t-on au sud du Rio Grande. Donald Trump a en effet signé un décret dès le cinquième jour de sa présidence (le 25 janvier), ordonnant la construction d’un mur sur les plus de 3000 kilomètres de sa «frontière sud». En réponse, le ministre Enrique de la Madrid Cordero choisit l’ouverture. Il enjoint à ses concitoyens de bien accueillir les touristes nord-américains, afin qu’ils viennent plus nombreux encore.

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Dernier challenge pour les chaussettes Kindy

L’appel à l’aide mi-janvier n’aura pas suffi. Quelques semaines après avoir reçu mandat de ses actionnaires pour trouver des investisseurs «à très brève échéance» pour faire face à une situation de trésorerie tendue, Kindy s’est placé jeudi en procédure de sauvegarde. Les marques d’intérêt avancées évoquées le 12 janvier par la présidente du directoire, Nathalie Crouzet, n’ont pas abouti. Kindy SA, holding du groupe, et sa filiale d’e-commerce The Socks Office (qui gère le site Chaussettes.com) sont ainsi placées en procédure de sauvegarde pour une période de six mois. En cessation de paiements, les autres filiales de ce groupe à l’organigramme complexe se dirigent vers un redressement judiciaire. Après la perte de la licence Dim en 2014, le roi français de la chaussette a fait les frais, ces derniers mois, de la dégradation de la conjoncture textile dans l’Hexagone. Sur son dernier exercice (2015-2016), le chiffre d’affaires du propriétaire des chaussettes Kindy, Le Coq sportif ou Achile et des chaussures pour enfants GBB et Catimini, a reculé de 16 %, à 32,3 millions d’euros. Après deux exercices bénéficiaires, le groupe a perdu 3,5 millions d’euros. La situation actuelle a motivé la demande de protection du groupe coté à la Bourse de Paris. Pour le premier semestre 2016-2017, non audité, les ventes ont encore cédé 6,6 %. Fin 2016, la trésorerie n’était plus que de 1,8 million d’euros pour des dettes à court terme de 2,5 millions. «Toutes les options sont désormais possibles», confie Nathalie Crouzet au Figaro. Elle n’exclut pas une reprise des marques par appartements. Créé en 1863 sous le nom de Bonneterie Davesne, le groupe Kindy emploie environ 160 salariés en France, où il ne possède plus qu’un site, à Moliens (Oise).

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