Dassault à l’assaut de l’Inde

Dassault aviation poursuit ses négociations pour vendre à l’exportation son plus célèbre appareil, le Rafale. « Après le contrat signé en Inde, portant sur la livraison de 36 avions Rafale, et la commande de 24 de ces appareils par l’Égypte et de 24 autres par le Qatar, nous devrions bientôt conclure un quatrième contrat à l’étranger, mais ce sera plutôt pour 2018″, a déclaré le PDG de l’avionneur, Éric Trappier, dans un entretien publié dimanche 14 sur le site en ligne du quotidien Sud Ouest. Le dirigeant du groupe poursuit en précisant que le « quatrième contrat à l’étranger » en question pourrait être conclu avec la Malaisie qui souhaiterait acquérir au moins 18 avions de combat. Le pays souhaite remplacer sa flotte de MiG-29 russes dans les prochaines années. Outre le Rafale, le F-18 américain, le Suédois Gripen ou l’Eurofighter sont sur les rangs. Un second contrat pourrait être envisageable avec l’Inde. « Les besoins en Inde sont immenses. Ainsi, pour la Marine, il est question de 57 avions », a déclaré Eric Trappier. Et d’ajouter: « L’Asie sera stratégique pour nous dans les années à venir, et en particulier l’Inde ». Dassault Aviation espère prolonger les bonnes performances de son avion de combat Rafale à l’export en 2017 pour compenser la morosité prolongée du marché de l’aviation d’affaires, après une année 2016 compliquée. L’avionneur a affiché un bénéfice net multiplié par 2,7 à 379 millions d’euros en 2016 (contre 141 millions en 2015) avec toutefois des fragilités, notamment au niveau des avions civiles dont les commandes ont baissé en 2016. Source: Avion de chasse.

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Règlementation électorale

De vendredi soir jusqu’à l’annonce des résultats, les chiffres évoquant les résultats du second tour de l’élection présidentielle, qu’ils proviennent de sondages ou d’estimations, sont proscrits. Voilà pour le principe. Mais dans la pratique, depuis des années, des chiffres circulent bien avant que les visages des deux finalistes ne s’affichent sur nos écrans, comme l’a encore montré le premier tour de la présidentielle. Quelle est la règle ? Depuis vendredi 5 mai à minuit, plus aucune indication chiffrée sur le choix des Français ne peut être dévoilée. Et ce, jusqu’à dimanche 20 heures, quand tous les bureaux de vote auront fermé. Avis aux contrevenants : cette infraction est passible d’une amende de 75 000 euros. Pourquoi cette diète ? Pour ne pas influencer les électeurs qui pourraient par exemple décider de ne pas aller voter, voyant leur candidat fétiche déjà en tête. «On voit à quel point les sondages ont une influence sur les commentaires, les experts, explique Jean-Yves Dormagen, professeur de science politique. Le fait d’en publier la veille du scrutin a donc d’autant plus d’impact. Et si l’écart entre les candidats est très réduit, toute information devient essentielle.» D’où viennent les premiers chiffres ? A distinguer des sondages classiques, les sondeurs produisent des estimations, faites à partir de «bureaux tests» (en général entre 100 et 500). «On cherche un ensemble de bureaux représentatif, explique Jérôme Fourquet, de l’Ifop. On y envoie des enquêteurs qui assistent au dépouillement et nous remontent les résultats.» A partir de ces chiffres, les sondeurs extrapolent à l’échelle de la France. Et ce sont leurs résultats qui s’affichent sur nos écrans à 20 heures. «Si on regarde les résultats de TF1 et de France 2, on note d’ailleurs qu’il y a souvent une petite différence» en fonction de leur institut de sondage, fait remarquer Jean-Yves Dormagen. Au premier tour cette année, TF1 a ainsi donné ex-aequo Emmanuel Macron et Marine Le Pen, à 23%, quand France 2 annonçait le premier à 23,7% et la seconde à 21,7% (plus proche du résultat final). Les chiffres officiels, issus du ministère de l’Intérieur, arrivent plus tard dans la soirée. Comment expliquer les fuites avant l’heure autorisée ? Jusqu’à cette année, les premiers bureaux de vote fermaient à 18 heures. On avait donc, grâce aux «bureaux tests» cités plus haut, des estimations quarante-cinq minutes plus tard, avant la fermeture des derniers bureaux à 20 heures. Ces chiffres, en principe destinés à des médias, clients des sondeurs, qui en ont besoin pour se préparer au moment fatidique de l’annonce des résultats, «circulaient sous le manteau», admet Jérôme Fourquet. Jusqu’à être commentés dans les QG de campagne. Pour éviter les fuites, la fermeture des bureaux de vote a été repoussée de 18 heures à 19 heures cette année. Les premières estimations des sondeurs ne seront donc pas disponibles avant 19h45, soit quinze petites minutes avant la fermeture des derniers bureaux de vote. «On explique donc que tout ce qui circulera avant 20 heures ne sera pas fiable. Ce sera de la manipulation», raconte Mattias Guyomar, secrétaire général de la Commission des sondages. Au premier tour, certaines rédactions craignaient d’ailleurs de ne pouvoir dévoiler les résultats à 20 heures. Elles se préparaient à donner trois, voire quatre noms, face à l’impossibilité de dégager les deux vainqueurs. Finalement, Marine Le Pen et Emmanuel Macron ont pu être annoncés gagnants mais Jean-Luc Mélenchon et François Fillon étaient tous les deux classés au troisième rang, leur résultat ne permettant pas d’établir un classement sûr. Interdiction de publier des sondages ne vaut pas interdiction d’en réaliser. Les sondeurs donc, ne se privent pas le jour du vote, avec plusieurs méthodes. Première possibilité : le sondage de sortie des urnes. «Ce n’est en rien une estimation qui permet de donner un résultat, explique Jérôme Fourquet. Des enquêteurs sont envoyés devant des bureaux de vote et font remplir des questionnaires à ceux qui en sortent. Ça ne se fait quasiment plus car c’est coûteux et ça implique une très lourde logistique.» Cette année, les instituts se sont d’ailleurs engagés à ne pas en réaliser, explique Mattias Guyomar. «Par écrit», assure encore la Commission comme un fait d’armes. Sauf qu’ils ne renoncent pas tout à fait à produire des indications chiffrées. Interrogés la veille du premier tour, plusieurs instituts expliquaient qu’ils réaliseraient le jour du vote des sondages en ligne ou au téléphone, comme ils en font tout au long de la campagne. Et si une entreprise comme l’Ifop assurait que ses clients étaient exclusivement français, du côté d’Opinionway par exemple, on expliquait que des sondages réalisés dès le matin seraient transmis à des leaders d’opinion et à des médias, dont certains journalistes étrangers. Or, ces derniers ne s’embarrassent pas toujours de la législation française. Au premier tour, des sites belges, dont la RTBF, ont d’ailleurs donné dès 15 heures des chiffres, vendus comme «sortis des urnes», sans indiquer de quel institut de sondage ils provenaient. Soit un sondeur français a rompu le deal donc, soit la RTBF a présenté un sondage en ligne comme un sondage de «sortie des urnes». Dans les deux cas, l’embargo n’a pas été respecté.

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Sécurité : les Français réclament de la fermeté

Alors que la France baigne dans un climat où la menace terroriste se mêle à une montée de la violence, la sécurité s’impose comme l’une des clefs de l’élection présidentielle. Comme le révèle le dernier baromètre Odoxa-Fiducial, que dévoile en exclusivité Le Figaro, elle apparaît même pour 31 % des sondés comme le thème le plus prédictif dans leur vote, juste derrière le chômage (34 %) et le pouvoir d’achat (33 %). Tableaux à l’appui, les auteurs de cette étude le martèlent: «La place de la sécurité dans la campagne sera d’autant plus importante qu’elle comptera davantage aux yeux des Français en avril prochain que lors des précédentes présidentielles.» De fait, un Français sur deux (51 %) en est persuadé. Seuls 4 % des sondés pensent, au contraire, que ce sujet importera moins qu’à l’accoutumée dans son choix final. «C’est surtout chez les sympathisants de droite hors FN (62 %) et ceux du FN (68 %) que la sécurité prendra davantage de place dans le choix de vote», relèvent les sondeurs. Plus que jamais, le régalien est considéré comme un des derniers domaines sur lequel les gouvernants conservent encore une marge de manœuvre. Comme en atteste le baromètre Odoxa, près huit Français sur dix estiment que «la politique a un impact important sur la sécurité», bien loin devant l’économie et la santé (64 %) ou encore l’environnement (52 %). Si, en la matière, les Français font plus confiance dans la droite (41 %) et se disent insatisfaits à 65 % du bilan de François Hollande, l’enquête montre qu’aucun des principaux candidats à la mandature suprême n’a pris un avantage décisif dans l’opinion. Ainsi, Marine Le Pen apparaît paradoxalement comme «la plus efficace» (29 %), alors qu’elle n’a jamais gouverné.

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Nouveau challenge chez HOP!

Les hôtesses et stewards de Hop! sont appelés à la grève vendredi et samedi par les trois syndicats représentatifs de personnels navigants (SNPNC-FO, Unac, CGT), inquiets pour l’avenir de la compagnie, filiale domestique d’Air France, selon un communiqué intersyndical publié mercredi. La première grève des navigants. Le mouvement, doublé d’un préavis de plusieurs syndicats au sol, s’annonce « très suivi », selon le SNPNC-FO. Il s’agit de la première grève des navigants de Hop! depuis la fusion en 2016 des trois compagnies de transport régional d’Air France (Brit’Air, Régional et Airlinair) sous la même bannière, précise ce syndicat. Des emplois « menacés ». Les trois syndicats demandent notamment « des garanties sur leur emploi au sein du groupe » Air France. Ils affirment que leurs emplois sont « menacés par une mauvaise gestion des effectifs » des pilotes, qui partent vers Air France, et « une perte constante d’activité depuis 2012″, de l’ordre de 30%. La ligne Paris-Strasbourg fermée. La compagnie Hop! vise un retour à l’équilibre financier en 2017. Elle doit faire face à la concurrence du train à grande vitesse et de compagnies aériennes low cost sur certaines liaisons. Elle a notamment fermé en juillet 2016 sa ligne Paris-Strasbourg à cause de la mise en service de la LGV Est. 245 postes supprimés. A la tête d’une flotte d’une centaine d’appareils, cette filiale d’Air France est née en 2013. Mais la fusion de Brit’Air, Régional et Airlinair n’est effective que depuis un an. Elle a entraîné la suppression de 245 postes sur un total d’environ 3.400 équivalents temps plein. Ses conséquences ont été plus fortes pour les ex-Brit’Air. « Un an après la fusion, les accords ne sont toujours pas harmonisés et les conditions de travail se dégradent. Les alertes sur les risques psychosociaux au CHSCT se multiplient », ajoute l’intersyndicale des Personnels navigants et commerciaux (PNC). Selon elle, « la direction tente d’imposer des conditions ‘low-cost’, en s’acharnant à négocier systématiquement par le bas ».

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Brexit: la livre britannique chute

La livre britannique est tombée lundi en Asie à son plus bas niveau face au dollar depuis son plongeon éclair d’octobre dernier, à la veille d’un discours clé de la Première ministre Theresa May sur le Brexit. Peu après 03H00 à Tokyo (dimanche 18H00 GMT), la livre sterling a chuté sous la barre de 1,20 dollar, à 1,1986 dollar, soit son plus faible niveau depuis le 7 octobre quand elle avait soudainement dégringolé à 1,1841 dollar, du jamais vu depuis 1985. Elle s’est ensuite redressée et oscillait autour de 1,2035 dollar à 02H00 GMT, tout en restant en-deçà de son cours de vendredi (1,2197 dollar). Dans une moindre mesure, la monnaie britannique a également reculé face à l’euro qui a atteint dans les premiers échanges asiatiques 87,87 pence, au plus bas depuis novembre, contre 87,15 pence deux jours plus tôt. Selon plusieurs journaux, Theresa May devrait poser mardi, à l’occasion d’un discours à Londres, les jalons d’un « Brexit dur »: retrait du marché unique, de l’union douanière européenne et de la Cour européenne de justice, dans le but de reprendre le contrôle de l’immigration européenne. « Les informations de presse du week-end sont sans aucun doute l’élément qui a poussé la livre vers le bas », a commenté Yoshitaka Suda, spécialiste des changes chez Nomura Securities, interrogé par l’AFP à Tokyo. « Les marchés scrutent les événements britanniques » avec le pire scénario en tête. Cependant, « des négociations de cette taille et de cette importance supposent forcément une part de bluff pour tenter d’obtenir le meilleur accord possible », a tempéré dans une note Stephen Innes, courtier chez Oanda. « Sans confirmation concrète d’un Brexit dur, on pourrait au final voir les investisseurs laisser de côté les rumeurs et s’en tenir aux faits ». En attendant l’allocution de Theresa May, des déclarations du ministre britannique de l’Economie sont venues apaiser quelque peu les inquiétudes, a par ailleurs souligné l’analyste japonais. Philip Hammond a prévenu que si le Royaume-Uni « n’avait aucun accès au marché européen », le pays pourrait « changer de modèle économique » pour « regagner de la compétitivité ». Il a ainsi laissé entendre la possibilité de se lancer dans un dumping fiscal en baissant les impôts des entreprises basées au Royaume-Uni afin qu’elles restent compétitives malgré les droits de douanes européens. « Il n’a pas utilisé le terme +paradis fiscal+ mais ces propos ont permis de soutenir la livre », a estimé M. Suda. La livre est sous pression depuis la décision fin juin des Britanniques de quitter l’Union européenne: elle a perdu près de 20% vis-à-vis du billet vert.

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Mexique: gérer l’afflux record de touristes américains

Le Mexique a accueilli le chiffre record de 35 millions de visiteurs étrangers en 2016, dont 14,5 millions d’Américains. Les chiffres records du tourisme au Mexique publiés cette semaine ont offert aux autorités du pays une opportunité en or pour répondre à Donald Trump. «Nous ne croyons pas dans les murs. Nous, en vérité, croyons qu’à travers le tourisme le Mexique construit des ponts avec le reste du monde», s’est exclamé mercredi Enrique de la Madrid Cordero, le ministre du Tourisme, cité par El Informante de Basse-Californie. Depuis Los Cabos, à la pointe sud de la longue péninsule de Basse-Californie, le ministre saluait des résultats «historiques». En 2016, 35 millions de visiteurs étrangers se sont rendus au Mexique, soit une progression de 9 % en un an. Ils ont généré 19,5 milliards de dollars de revenus, soit un bond de plus de 10 % par rapport à 2015. Les autorités se plaisent à souligner que, parmi ces étrangers, les citoyens des États-Unis sont eux aussi venus plus nombreux: 14,5 millions d’Américains ont choisi le Mexique pour passer des vacances, soit 700.000 de plus que l’année précédente. L’écrasante majorité de ces visiteurs ont franchi la frontière en voiture, bien contents de la trouver ouverte plutôt que murée, ironise-t-on au sud du Rio Grande. Donald Trump a en effet signé un décret dès le cinquième jour de sa présidence (le 25 janvier), ordonnant la construction d’un mur sur les plus de 3000 kilomètres de sa «frontière sud». En réponse, le ministre Enrique de la Madrid Cordero choisit l’ouverture. Il enjoint à ses concitoyens de bien accueillir les touristes nord-américains, afin qu’ils viennent plus nombreux encore.

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Dernier challenge pour les chaussettes Kindy

L’appel à l’aide mi-janvier n’aura pas suffi. Quelques semaines après avoir reçu mandat de ses actionnaires pour trouver des investisseurs «à très brève échéance» pour faire face à une situation de trésorerie tendue, Kindy s’est placé jeudi en procédure de sauvegarde. Les marques d’intérêt avancées évoquées le 12 janvier par la présidente du directoire, Nathalie Crouzet, n’ont pas abouti. Kindy SA, holding du groupe, et sa filiale d’e-commerce The Socks Office (qui gère le site Chaussettes.com) sont ainsi placées en procédure de sauvegarde pour une période de six mois. En cessation de paiements, les autres filiales de ce groupe à l’organigramme complexe se dirigent vers un redressement judiciaire. Après la perte de la licence Dim en 2014, le roi français de la chaussette a fait les frais, ces derniers mois, de la dégradation de la conjoncture textile dans l’Hexagone. Sur son dernier exercice (2015-2016), le chiffre d’affaires du propriétaire des chaussettes Kindy, Le Coq sportif ou Achile et des chaussures pour enfants GBB et Catimini, a reculé de 16 %, à 32,3 millions d’euros. Après deux exercices bénéficiaires, le groupe a perdu 3,5 millions d’euros. La situation actuelle a motivé la demande de protection du groupe coté à la Bourse de Paris. Pour le premier semestre 2016-2017, non audité, les ventes ont encore cédé 6,6 %. Fin 2016, la trésorerie n’était plus que de 1,8 million d’euros pour des dettes à court terme de 2,5 millions. «Toutes les options sont désormais possibles», confie Nathalie Crouzet au Figaro. Elle n’exclut pas une reprise des marques par appartements. Créé en 1863 sous le nom de Bonneterie Davesne, le groupe Kindy emploie environ 160 salariés en France, où il ne possède plus qu’un site, à Moliens (Oise).

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Colloque de Londres sur la croissance européenne

La France se trouve aujourd’hui confrontée au défi de la croissance, dans un environnement économique difficile et un contexte de concurrence internationale accrue avec notamment la montée en puissance des économies émergentes. Face à ces défis, la France s’est engagée dans la transition de son modèle économique vers une « économie verte et équitable »1, qui peut être définie comme une économie entraînant « une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources2 ». Dans ce contexte, le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, en lien avec le Ministère en charge de l’Industrie, a initié en 2009 une consultation publique sur le développement de 18 filières industrielles stratégiques de l’économie verte, porteuses de croissance et d’emplois. L’étude issue de cette démarche a été publiée en mars 2010. Ces travaux ont contribué à différentes initiatives, dont notamment l’élaboration par le comité d’orientation stratégique des éco-industries (COSEI) d’une feuille de route « Ambition Ecotech ». Ils ont plus largement contribué à l’orientation de politiques publiques telles que le programme des investissements d’avenir. A titre d’exemple, le positionnement des acteurs industriels français a ainsi fortement évolué depuis 2009 dans plusieurs domaines tels que l’éolien offshore (structuration des acteurs, création de consortiums dans le cadre d’appels d’offres…), le solaire (faillites et restructuration d’entreprises, prises de participation et émergence de nouveaux acteurs sur le solaire CPV…), la chimie verte (implication croissante des industriels …) ou les matériaux biosourcés (augmentation des applications des matériaux composites dans le bâtiment, dynamique industrielle sur les biopolymères…). Suite aux multiples évolutions enregistrées depuis trois ans, le Ministère en charge de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie (MEDDE) a souhaité réactualiser et compléter l’étude publiée en mars 2010 afin de mettre à la disposition de l’ensemble des acteurs du secteur une nouvelle analyse des filières industrielles stratégiques de l’économie verte, notamment au regard de leur positionnement dans le contexte concurrentiel international. Une mission d’appui à la réalisation de l’étude a été confiée, suite à un appel d’offres, à un prestataire externe (Ernst & Young), notamment pour enrichir les éléments d’analyse et de positionnement dans un contexte international. Les travaux, réalisés au 2ème semestre 2012, se sont appuyés sur une exploitation de la bibliographie existante sur ces filières stratégiques ainsi que sur la conduite d’entretiens ciblés avec des acteurs institutionnels, des experts et des entreprises des secteurs concernés. A lire sur Séminaire en Angleterre.

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Le prochain challenge de l’immobilier

L’élection, le 8 novembre, de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis va-t-elle paralyser le marché immobilier français, qui bat des records de dynamisme depuis le printemps 2015 ? Le lien ne paraît pas évident mais il existe : après le vote américain, en quelques jours, les taux des emprunts d’Etat (les obligations à terme, OAT à dix ans) ont atteint 0,82 % le 14 novembre pour revenir depuis autour de 0,75 %. Ils avaient touché un niveau plus bas à 0,09 %, le 7 septembre. Or, c’est ce taux des OAT, reflétant le coût de la ressource pour les banques, qui commande le taux des crédits immobiliers qu’elles facturent (en lui additionnant leur marge). « L’incertitude – ce que les marchés financiers détestent le plus – sur la future politique de Donald Trump et ses relations avec l’Europe a provoqué ce coup de chaud, analyse Sébastien de Lafond, président du site MeilleursAgents.com, mais je ne suis pas certain que la hausse va s’amplifier. » Les banques commencent cependant à donner de légers coups de pouce à leurs tarifs de crédit immobilier. Meilleurtaux.com signale que trois établissements régionaux et la BNP elle-même les ont majorés de 0,05 à 0,10 point. « Pas de quoi s’affoler », selon Maëlle Bernier, directrice de la communication du courtier en ligne. Empruntis, un autre courtier, confirme la tendance. « Plusieurs facteurs concourent à la hausse : les OAT mais aussi le fait que les banques, ayant rempli leurs objectifs commerciaux, lèvent le pied sur la distribution de crédits, notamment à taux zéro, et les renchérissent », explique Cécile Roquelaure, directrice de la communication et des études de la société. Le site d’annonces Logic-Immo, qui observe le moral des acquéreurs, mesure à quel point « ils sont sensibles à la moindre hausse des taux bancaires, constate Stéphanie Pécault, sa responsable des études. Selon notre dernier sondage d’octobre, profiter des bonnes conditions de crédit est même leur première motivation d’achat ». Pour Laurent Vimont, président du réseau d’agences immobilières Century 21, « les transactions ne s’en ressentent cependant pas, toujours nombreuses, avec 23 % de hausse, sur un an, au 1er novembre. Nous frisons même la pénurie de biens à vendre. Quant aux banques, elles nous font toujours ce coup en fin d’année, histoire d’arrondir leurs marges ».

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Black Friday – y aller ou pas ?

Attention, promos à gogo aujourd’hui ! Après des débuts timides en France il y a quatre ans sur une poignée de boutiques en ligne et d’abord sur des produits high-tech, le Black Friday (« vendredi noir ») est désormais un événement incontournable pour les chasseurs de bonnes affaires. Venue des Etats-Unis, l’opération commerciale — qui lance les achats de Noël après la fête de Thanksgiving — permet de profiter de conséquents rabais : 47 % en moyenne dans les rayons alimentaires et de loisirs (jeux, plein air, livres ou encore voyages…) selon les prix relevés l’an dernier par le site Dealabs.com, 45 % sur l’équipement de la maison (mobilier, déco, électroménager) ou encore 30 % sur les produits audiovisuels et de nouvelles technologies (consoles, jeux vidéo, téléviseurs…). L’engouement est tel que ce vendredi noir ne se limite plus à une seule journée. Le géant de la vente en ligne Amazon déroule ainsi ses promotions depuis lundi dernier… et jusqu’à lundi prochain (connu sous le nom de Cyber Monday outre-Atlantique) avec 10 000 références d’articles proposés de 30 à 40 % moins chers avec des ventes flash toutes les cinq minutes chaque jour. « Le jour phare de l’opération reste tout de même ce vendredi, observe Frédéric Dubal, le directeur général d’Amazon France. L’an dernier, un million de produits avaient trouvé preneur pendant cette seule journée, soit plus de deux fois plus qu’un jour normal sur le site. » Certaines enseignes, c’est par exemple le cas de la Fnac, achètent même des stocks en masse spécialement pour l’événement. De quoi promettre jusqu’à 50 % de rabais sur des produits de grandes marques électroniques, de Microsoft à Samsung en passant par Sony et même Apple ! Car, contrairement aux soldes, le Black Friday permet de réduire les prix sur des produits venant tout juste de sortir et particulièrement demandés à quelques semaines des fêtes de fin d’année. La grande distribution s’y met également, élargissant grandement le spectre des articles en promotion (alimentation, habillement, beauté…), tout comme certains acteurs du voyage, promettant de belles ristournes sur des séjours en France ou à l’étranger. L’événement aiguise bien entendu l’appétit des acheteurs et des vendeurs, mais aussi des escrocs du Web. Attention, donc, aux offres trop alléchantes pour être vraies. Mieux vaut, pour ne pas avoir de mauvaises surprises, se contenter des enseignes ayant pignon sur rue et éviter les boutiques en ligne opérant depuis l’étranger.

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