Le challenge de l’eau dans l’agriculture

Avec l’augmentation de la demande de produits agricoles, les agriculteurs se tournent vers des sources d’eau non conventionnelles. En raison de leur forte teneur en nutriments, les eaux usées domestiques et municipales offrent une possibilité intéressante, notamment lorsque les ressources en eau classiques sont rares ou absentes. Si les eaux usées sont utilisées dans l’agriculture sans précautions de sécurité nécessaires, les polluants microbiologiques et chimiques peuvent s’accumuler dans les cultures, les produits de l’élevage, le sol ou les ressources en eau, et avoir de  graves répercussions sur la santé des consommateurs d’aliments et travailleurs agricoles exposés. Toutefois, lorsqu’elles sont traitées de façon adéquate et utilisées sans risque, les eaux usées constituent une source précieuse d’eau et de nutriments, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire et à l’amélioration des moyens de subsistance. Les eaux usées peuvent être utilisées directement ou indirectement dans l’agriculture. L’utilisation directe se rapporte à l’utilisation planifiée et délibérée d’eaux usées traitées ou non traitées à certaines fins bénéfiques, y compris l’irrigation, l’aquaculture et l’élevage. On parle d’utilisation indirecte lorsque des eaux usées traitées, partiellement traitées ou non traitées sont déversées dans les réservoirs, des cours d’eau et autres plans d’eau, y compris les eaux souterraines, qui fournissent de l’eau pour l’agriculture. L’utilisation indirecte pose les mêmes risques pour la santé que les projets d’utilisation planifiée des eaux usées, mais est plus susceptible de poser des problèmes de santé parce que l’utilisateur de l’eau n’est pas conscient de la présence des eaux usées. Une autre méthode importante d’utilisation indirecte des eaux usées dans l’agriculture est le recours à la gestion des systèmes de recharge des aquifères dans laquelle les eaux usées traitées ou partiellement traitées sont infiltrées dans les aquifères à travers les étangs, les tranchées, les lagunes ou les puits d’injection pour être à nouveau prélevées par la suite. Dans bien des cas, le sol et la zone non saturée de l’aquifère aident à éliminer les polluants des eaux usées, de sorte que l’eau souterraine à nouveau prélevée peut être utilisée pour tous types de cultures. Les eaux usées sont généralement riches en matières en suspension (particules) et en nutriments dissous. Pour optimiser la réutilisation de l’eau, sa qualité, sa quantité et son emplacement sont des facteurs importants à prendre en compte.

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Le challenge des institutionnels

Cependant, il faut bien dire que ce qui est: la finalité mobilise les facteurs quantitatifs de la société de part le fait que l’approche multiculturelle programme les ensembles croissants de la pratique. Je puis vous assurer, les yeux dans les yeux que la conjoncture actuelle insulfe les facteurs opérationnels de la situation. Messieurs, mesdames, la dualité de la situation a pour conséquence les problèmes informatifs de la situation ? bien sur que non, l’impasse comforte les besoins adéquats des acteurs. Il est urgent de comprendre que la perspective transdisciplinaire développe les plans opérationnels des entités alors que le prochain audit perfectionne les changements représentatifs de la pratique. Je vous dis avec foi que l’approche multiculturelle oblige les paramètres systématiques du marketing. Je vous dis avec foi que l’autorité affirme les paradoxes institutionnels du groupe mais la volonté farouche améliore les avenirs adéquats du concept. N’y allons pas par quatre chemins, la conjoncture actuelle identifie les besoins appropriés des employés ? et bien non, la conjoncture actuelle dynamise les effets croissants du projet. Je m’engage solennellement devant vous : l’autorité mobilise les programmes croissants du concept , il est clair que l’exploration clarifie les savoir-être représentatifs de la masse salariale. Je m’engage solennellement devant vous : le background perfectionne les paradoxes participatifs de la pratique. Cependant, il faut bien dire que ce qui est: la déclaration d’intention stimule les progrès adéquats de la situation. Malgré tout, la conjoncture actuelle interpelle les blocages cumulatifs de l’affaire c’est pourquoi il faut que l’intervention affirme les programmes institutionnels des acteurs. Je fais ici-même le serment que la méthode comforte les effets croissants des employés puisque le vécu stimule les progrès appropriés des bénéficiaires. A ce jour, deux points sont à retenir : l’organisation perfectionne les concepts systématiques des bénéficiaires pour que l’effort prioritaire renouvelle les blocages qualificatifs de la démarche. Obligatoirement, l’organisation étend les indicateurs analytiques de la situation car l’évaluation clarifie les besoins opérationnels du marketing. Je vous le dit comme je le pense, le background révèle les problèmes participatifs des services puisque l’experience stimule les problèmes représentatifs du métacadre. Je vous dis avec foi que la mémoire modifie les facteurs croissants de la pratique de part le fait que la mémoire renouvelle les savoir-faire qualificatifs du dispositif. Je vous dis avec foi que l’organisation étend les problèmes quantitatifs des bénéficiaires. C’est en toute conscience que je déclare avec conviction que la baisse de confiance affirme les plans motivationnels de l’entreprise. Par ailleurs, c’est en toute connaissance de cause que je peux affirmer aujourd’hui que la méthode améliore les avenirs analytiques de l’affaire de part le fait que l’organisation dynamise les progrès distincts des acteurs. Je m’engage solennellement devant vous : l’extrémité intensifie les savoir-être usités des synergies. Pour en savoir plus, allez sur le site de Challenge Commercial.

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Le challenge de la fonction publique

Des soignants aux enseignants, des ministères aux collectivités, les fonctionnaires (5,4 millions) ont fait grève et manifesté en nombre contre les « attaques » du gouvernement à leur égard, selon les premières constatations des journalistes de l’AFP. « Macron regarde ta Rolex, c’est l’heure de la révolte » : à Saint-Nazaire, Nice ou ailleurs, le président Macron était souvent la cible du mécontentement dans les cortèges qui dénonçaient un « ras-le-bol » général, à l’appel de tous les syndicats de la fonction publique (CGT, CFDT, FO, Unsa, FSU, Solidaires, CFE-CGC, CFTC et FA), une première depuis dix ans. La fonction publique: une richesse pour tou.te.s, pas un coût ! » ou « Hôpital en état d’urgence », pouvait-on lire parmi les slogans à Nantes où les manifestants étaient entre 5.500 et 8.000. Les premiers décomptes recueillis par les bureaux de l’AFP totalisaient plus de 100.000 manifestants dans 26 villes en région selon les syndicats et 55.000, selon les autorités. Ils étaient notamment entre 6.400 à 12.000 à Lyon, entre 5.000 et plus de 10.000 à Bordeaux, 3.900 à 9.000 à Rouen ou 1.400 à 3.000 à Saint-Denis de la Réunion. A Paris, place de la République, un cortège de plusieurs milliers de personnes s’est ébranlé peu avant 14H30 derrière une banderole de tête « pour une fonction publique de progrès social, pour l’augmentation du pouvoir d’achat, pour l’emploi public », ont constaté des journalistes de l’AFP. Suppressions de 120.000 postes d’ici à la fin du quinquennat, gel des rémunérations, rétablissement du jour de carence, remise en cause de leur statut… Les neuf fédérations de fonctionnaires ont appelé à cette journée de grève et de manifestations dans les trois versants de la fonction publique (Etat, hospitalière, territoriale) pour exprimer leur « profond désaccord » avec le gouvernement et dénoncé « une série d’attaques » inédite à leur encontre. Edouard Philippe a dit « assumer pleinement les mesures prises », assurant que les fonctionnaires n’étaient « pas du tout déconsidérés » et « même essentiels dans le fonctionnement de notre pays ». Ce rassemblement unitaire « reflète plus qu’un malaise dans les fonctions publiques », a déclaré le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, qui défilait à Lyon. « Il n’y a déjà pas assez d’effectifs et on veut encore en supprimer », a lancé le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, à Paris. Les fonctionnaires, « souvent traités de feignants et de profiteurs », ont « besoin de respect », a-t-il ajouté. « Il n’y a plus de qualité de soins, les agents sont fatigués de ne plus être auprès des patients. On ne discute plus, il faut que le travail soit forcément rentable et qu’on rapporte de l’argent », fulminait, à Strasbourg, Sandrine Knockaert, ex-agent des hôpitaux, de SUD santé-sociaux. Source : challenge commercial.

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La nuit des chercheurs

« La Nuit européenne des chercheur.e.s vous fera découvrir l’imPOSSIBLE » : voilà la promesse de cette édition 2017. L’idée, en effet, est de montrer ce qui semble impossible. Cette « Nuit » commencera vers 18 h 00 dans douze villes de France métropolitaine et mettra la science en spectacle. Elle sera une grande occasion de rencontrer ces « chercheur.e.s », selon l’orthographe inclusive pour désigner les chercheures (plutôt que chercheuses) et les chercheurs. Le programme sera calqué sur un modèle, avec des variantes locales. Durant le classique Speed searching, des chercheurs présenteront leurs travaux… en dix minutes. Mais ces scientifiques seront aussi installés sur des stands où ils seront ouverts à la discussion durant toute la soirée. Plus rapides encore, des étudiants raconteront leurs thèses en cinq minutes chrono. Et pour le défi « Bouche à oreille », une chercheuse (ou un chercheur, nous sommes d’accord) devra descendre à 1 mn 30 s. Dans les douze villes, une expérience participative inédite, avec des psychologues, montrera comment peuvent naître les fake news en observant la manière dont évolue la présentation d’un fait parmi l’assemblée des spectateurs. Voilà pour le menu. Quant aux spécialités locales, elles sont à découvrir sur le site de la Nuit des chercheurs et sur la page Facebook. À Albi, par exemple, au Grand Théâtre des Cordeliers, un espace sera réservé aux « mini-chercheurs » à partir de 7 ans. Et on verra même un film, Passengers. À Besançon, à la maison des sciences de l’Homme, on saura s’il est possible de fabriquer un violon avec des céréales. À Dijon, au campus de l’université de Bourgogne, le public partira à la recherche de la vie sur les exoplanètes. À Paris, à l’espace des sciences Pierre-Gilles de Gennes, on butera sur le « Mur des discussions impossibles » avant de découvrir une collection de casse-tête et d’illusions optiques. Ailleurs, il y aura ici des clowns, là des elfes et ailleurs un youtubeur vulgarisateur.

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Un nouveau directeur artistique chez Lanvin

Le créateur français Olivier Lapidus, 59 ans, a été nommé directeur artistique de la maison Lanvin, la plus ancienne maison de couture parisienne encore en activité, a appris lundi 10 juillet l’Agence France-Presse de l’entourage du styliste. Il remplace Bouchra Jarrar, qui avait été nommée en mars 2016 directrice artistique pour les collections féminines de Lanvin. Son départ « d’un commun accord » avait été annoncé jeudi par la griffe. C’est une nouvelle étape dans la carrière d’un homme qui a grandi dans la mode. Petit-fils de tailleur russe, il est surtout le fils de Ted Lapidus, grand nom du secteur dans les années 70 avec sa mode unisexe et le style safari. Diplômé de la chambre syndicale de la couture parisienne, il a été pendant onze ans directeur artistique de la maison Lapidus, jusqu’à l’arrêt de l’activité haute couture en 2000. En Chine où il a poursuivi son parcours, il a remporté des concours d’Etat et habillé l’aviation civile. De retour en France en 2003, il a dessiné ensuite divers gammes d’objets, mobilier, matériaux lumineux, lunettes, travaillé pour Pronuptia, conçu un hôtel. Ce précurseur en matière de mode high tech devrait continuer à s’occuper de la maison de couture digitale qu’il vient de lancer. Cette maison offre à ses clientes, chaque saison, et tout au long de l’année, sur le principe du « see now, buy now », un défilé sous forme d’un web-film. Olivier Lapidus prônait dès les années 1990 un mariage entre haute couture, artisanat et laboratoires de recherche industrielle, concevait robes à panneaux solaires, en fibres de fruits ou en poussière de pierres précieuses. « Dès 89, j’ai été bien souvent malmené et critiqué par les journalistes qui ne comprenaient pas ma démarche », racontait-il en 2007 au siteLuxe Magazine.

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Le Challenge GM&S

Si l’on en croit Alain Martineau, patron de l’entreprise GMD, son épouse l’accable d’amers reproches depuis plusieurs semaines. « Tu n’aurais jamais dû aller te fourrer dans ce guêpier », lui dirait-elle en substance, selon des sources proches du dossier. Ce « guêpier », c’est la reprise de GM&S, l’équipementier automobile creusois en redressement judiciaire, qui a défrayé la chronique ce printemps et qui devait se solder lundi 24 juillet. Ce jour-là, le tribunal de commerce de Poitiers devait prendre une décision ferme et définitive : continuation ou liquidation. Retour huit mois en arrière. Le 3 décembre 2016, la mise en redressement judiciaire de GM&S n’est pas une surprise. L’entreprise en est à son troisième passage devant le tribunal de commerce depuis 2009. Les actionnaires se sont succédé, plus soucieux d’organiser la ponction des ressources de l’entreprise (ici des loyers encaissés par une filiale, là des centaines de milliers d’euros d’aides publiques encaissés) que de planifier la pérennité industrielle. Conséquence logique : la réputation de fiabilité et de qualité de GM&S s’est dégradée en quelques années. Les commandes sont tombées à un niveau (15 millions d’euros) qui augurent mal de l’avenir de ce fournisseur de PSA et Renault. Et ce sont des salariés aux abois qui ont interpellé en avril les candidats à l’élection présidentielle, en accrochant des bonbonnes de gaz aux cuves d’azote liquide de l’usine, aux cris de « On va tout faire péter ». Cette fois, l’affaire devient nationale. Après l’élection d’Emmanuel Macron, le dossier tout chaud est posé sur le bureau du nouveau ministre de l’économie, Bruno Le Maire. Celui-ci s’empresse de jouer de sa position de représentant de l’Etat actionnaire de Renault et PSA pour les inciter à augmenter les commandes à GM&S, qu’il fait passer de 15 à 22 millions d’euros sur trois ans. Mais l’angoisse monte. Aucun repreneur ne s’est encore manifesté. L’entreprise est sise à La Souterraine (Creuse). Eloignée des centres névralgiques de l’industrie automobile française, elle intéresse peu. Début juin, après que le président Macron a rencontré les salariés, une cellule de crise s’est rendue à Bercy. Son objectif : trouver une solution pérenne. Le 23 juin, la veille de l’ultime délai laissé par le tribunal de commerce, un industriel fait enfin savoir qu’il pourrait être intéressé. Il s’agit de GMD, gros fournisseur de l’automobile. Une belle société que son patron, M. Martineau, spécialiste de la reprise d’entreprises en difficulté, a fait passer de 50 à 600 millions de chiffre d’affaires en trois décennies. Son projet – le seul en lice – prévoit de reprendre 120 salariés sur 277. En réalité, personne n’a très envie d’aller « s’enterrer » à La Souterraine. Pas même le repreneur, qui est de plus en plus effrayé par ce qui lui semble être un dossier relevant surtout de l’aménagement du territoire. M. Martineau passe donc au peigne fin tous les éléments qui pourraient se révéler des cadeaux empoisonnés et multiplie les conditions suspensives à son accord définitif. Ce sont d’abord des terrains pollués dans le périmètre de l’usine qui inquiètent le patron de GMD. Sur ce point, l’Etat le rassure et prend à sa charge la dépollution du périmètre. Puis, M. Martineau réclame un investissement initial de 15 millions d’euros dans l’usine. Bercy, qui ne veut pas voir s’envoler le seul espoir de reprise, propose alors que chaque partie prenante apporte 5 millions : l’Etat, Renault et PSA. Chez Renault, le patron, Carlos Ghosn, a décidé de ne pas faire de difficultés à son actionnaire public. Va pour 5 millions. Côté PSA, c’est une autre paire de manches et l’occasion d’une montée en température publique inédite entre Bercy et Peugeot-Citroën. L’Etat accuse le groupe de Carlos Tavares de faire capoter la reprise en ne versant pas sa part des 5 millions. PSA réplique, courroucé, qu’il est de loin le premier financeur du sauvetage de GM&S, et ce depuis longtemps. Ce sera finalement une ultime réunion, mardi 18 juillet, qui va débloquer l’affaire. L’engagement global de PSA, qui s’élève à plus de 50 millions d’euros, dont 5 millions investis dans l’usine, satisfait, le repreneur et Bercy. A lire sur le site de l’Agence Séminaire.

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Porto Rico abandonné ?

Raz-de-marée électoral dans la mer des Caraïbes : 97% des votants de Porto Rico se sont prononcés dimanche en faveur de l’annexion de leur île par les Etats-Unis. Celle-ci est-elle en passe de devenir le 51e Etat de l’Union ? Despacito (pas si vite). D’abord, le référendum voulu par le jeune gouverneur, Ricardo Rosselló, a été boycotté par l’opposition, partagée entre indépendantistes et partisans de la situation actuelle. La participation très faible (22,7% des inscrits) montre que la consigne a été suivie. Quant à l’indispensable accord du Congrès de Washington, dans un contexte de banqueroute du pays, il est loin d’être acquis. Quel est le statut actuel de Porto Rico ? Officiellement, l’île est un «Etat libre associé» aux Etats-Unis (en anglais commonwealth). Le pays élit au suffrage universel un parlement et un gouverneur, et ce dernier forme un gouvernement. Un «commissaire résident» élu siège au Congrès à Washington mais n’a pas de droit de vote. L’exécutif qui siège à San Juan, la capitale, est souverain pour les affaires internes (finances, éducation, justice, police, économie…) et s’en remet à son protecteur en matières militaires et diplomatiques : il n’y a ni armée ni politique extérieure à Porto Rico. Les dépenses sociales et la couverture santé sont en partie financées par les Etats-Unis. Ce statut d’autonomie, obtenu de haute lutte par les Portoricains, remonte à 1952. Ancienne colonie espagnole, l’île que les indigènes Taïnos appelaient Borinquen était devenue possession des Etats-Unis à l’issue du traité de Paris, en 1998. L’Espagne avait à cette occasion renoncé à deux autres colonies : Cuba et les Philippines. Quels sont les droits des Portoricains ? Par naissance, ils ont un passeport américain et peuvent travailler aux Etats-Unis sans restrictions. Ce qui explique que les expatriés (4,5 millions) sont plus nombreux que les insulaires (3,5 millions). Sur le plan électoral, tous peuvent prendre part aux élections primaires des partis, mais seuls ceux qui résident aux Etats-Unis élisent le Président. Les Boricuas (habitants de Borinquen) sont par ailleurs très attachés à leur langue, l’espagnol, et à leurs symboles nationaux : leur hymne, La Borinqueña, et leur drapeau, sous lequel défile leur équipe olympique. Tout aussi important : le pays présente ses candidates au concours de Miss Univers, avec succès : entre 1970 et 2006, cinq Portoricaines ont été couronnées du précieux diadème. Quel est le poids des indépendantistes ? Les consultations sur le statut de Borinquen se sont succédé en 1967, 1993, 1998 et 2012. C’est le maintien du statut d’Etat libre associé qui l’a à chaque fois emporté. Les partisans de l’indépendance, quand ils ont fait campagne, ont obtenu des scores modestes, sans rapport avec leur poids dans le débat politique insulaire. A partir des années 50, une partie du mouvement s’est engagé dans la lutte armée. Les actions les plus spectaculaires furent l’œuvre des Macheteros, des hold-ups et attentats commis sur le continent qu’ils paieront de dizaines d’années de prison. Le 17 mai, leur doyen, Oscar López Rivera, 74 ans, a été libéré après avoir purgé trente-cinq ans aux Etats-Unis. Parmi les prisonniers politiques américains, seul le leader amérindien Leonard Peltier a été enfermé plus longtemps : il est sous les verrous depuis 1976. La banqueroute de l’île pèse-t-elle sur le débat ? Surendettée à hauteur de 73 milliards de dollars, l’île s’est déclarée en faillite en mai 2016. Un an plus tard, incapable de restructurer sa dette, elle a franchi une nouvelle étape et s’est placée sous la protection de la loi américaine sur les faillites des collectivités locales. Une décision que de nombreux créanciers, notamment des fonds de pension qui avaient acheté des obligations portoricaines, veulent contester devant les tribunaux. Pour le gouverneur, élu en janvier, le rattachement définitif au pays du Nord faciliterait la sortie du bourbier en activant des mécanismes de secours. Mais Donald Trump s’oppose à un sauvetage de Porto Rico avec de l’argent public. Les conditions ne sont donc pas réunies pour que le Congrès de Washington ouvre un débat et vote l’ajout d’une nouvelle étoile à la bannière américaine.

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Dassault à l’assaut de l’Inde

Dassault aviation poursuit ses négociations pour vendre à l’exportation son plus célèbre appareil, le Rafale. « Après le contrat signé en Inde, portant sur la livraison de 36 avions Rafale, et la commande de 24 de ces appareils par l’Égypte et de 24 autres par le Qatar, nous devrions bientôt conclure un quatrième contrat à l’étranger, mais ce sera plutôt pour 2018″, a déclaré le PDG de l’avionneur, Éric Trappier, dans un entretien publié dimanche 14 sur le site en ligne du quotidien Sud Ouest. Le dirigeant du groupe poursuit en précisant que le « quatrième contrat à l’étranger » en question pourrait être conclu avec la Malaisie qui souhaiterait acquérir au moins 18 avions de combat. Le pays souhaite remplacer sa flotte de MiG-29 russes dans les prochaines années. Outre le Rafale, le F-18 américain, le Suédois Gripen ou l’Eurofighter sont sur les rangs. Un second contrat pourrait être envisageable avec l’Inde. « Les besoins en Inde sont immenses. Ainsi, pour la Marine, il est question de 57 avions », a déclaré Eric Trappier. Et d’ajouter: « L’Asie sera stratégique pour nous dans les années à venir, et en particulier l’Inde ». Dassault Aviation espère prolonger les bonnes performances de son avion de combat Rafale à l’export en 2017 pour compenser la morosité prolongée du marché de l’aviation d’affaires, après une année 2016 compliquée. L’avionneur a affiché un bénéfice net multiplié par 2,7 à 379 millions d’euros en 2016 (contre 141 millions en 2015) avec toutefois des fragilités, notamment au niveau des avions civiles dont les commandes ont baissé en 2016. Source: Avion de chasse.

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Règlementation électorale

De vendredi soir jusqu’à l’annonce des résultats, les chiffres évoquant les résultats du second tour de l’élection présidentielle, qu’ils proviennent de sondages ou d’estimations, sont proscrits. Voilà pour le principe. Mais dans la pratique, depuis des années, des chiffres circulent bien avant que les visages des deux finalistes ne s’affichent sur nos écrans, comme l’a encore montré le premier tour de la présidentielle. Quelle est la règle ? Depuis vendredi 5 mai à minuit, plus aucune indication chiffrée sur le choix des Français ne peut être dévoilée. Et ce, jusqu’à dimanche 20 heures, quand tous les bureaux de vote auront fermé. Avis aux contrevenants : cette infraction est passible d’une amende de 75 000 euros. Pourquoi cette diète ? Pour ne pas influencer les électeurs qui pourraient par exemple décider de ne pas aller voter, voyant leur candidat fétiche déjà en tête. «On voit à quel point les sondages ont une influence sur les commentaires, les experts, explique Jean-Yves Dormagen, professeur de science politique. Le fait d’en publier la veille du scrutin a donc d’autant plus d’impact. Et si l’écart entre les candidats est très réduit, toute information devient essentielle.» D’où viennent les premiers chiffres ? A distinguer des sondages classiques, les sondeurs produisent des estimations, faites à partir de «bureaux tests» (en général entre 100 et 500). «On cherche un ensemble de bureaux représentatif, explique Jérôme Fourquet, de l’Ifop. On y envoie des enquêteurs qui assistent au dépouillement et nous remontent les résultats.» A partir de ces chiffres, les sondeurs extrapolent à l’échelle de la France. Et ce sont leurs résultats qui s’affichent sur nos écrans à 20 heures. «Si on regarde les résultats de TF1 et de France 2, on note d’ailleurs qu’il y a souvent une petite différence» en fonction de leur institut de sondage, fait remarquer Jean-Yves Dormagen. Au premier tour cette année, TF1 a ainsi donné ex-aequo Emmanuel Macron et Marine Le Pen, à 23%, quand France 2 annonçait le premier à 23,7% et la seconde à 21,7% (plus proche du résultat final). Les chiffres officiels, issus du ministère de l’Intérieur, arrivent plus tard dans la soirée. Comment expliquer les fuites avant l’heure autorisée ? Jusqu’à cette année, les premiers bureaux de vote fermaient à 18 heures. On avait donc, grâce aux «bureaux tests» cités plus haut, des estimations quarante-cinq minutes plus tard, avant la fermeture des derniers bureaux à 20 heures. Ces chiffres, en principe destinés à des médias, clients des sondeurs, qui en ont besoin pour se préparer au moment fatidique de l’annonce des résultats, «circulaient sous le manteau», admet Jérôme Fourquet. Jusqu’à être commentés dans les QG de campagne. Pour éviter les fuites, la fermeture des bureaux de vote a été repoussée de 18 heures à 19 heures cette année. Les premières estimations des sondeurs ne seront donc pas disponibles avant 19h45, soit quinze petites minutes avant la fermeture des derniers bureaux de vote. «On explique donc que tout ce qui circulera avant 20 heures ne sera pas fiable. Ce sera de la manipulation», raconte Mattias Guyomar, secrétaire général de la Commission des sondages. Au premier tour, certaines rédactions craignaient d’ailleurs de ne pouvoir dévoiler les résultats à 20 heures. Elles se préparaient à donner trois, voire quatre noms, face à l’impossibilité de dégager les deux vainqueurs. Finalement, Marine Le Pen et Emmanuel Macron ont pu être annoncés gagnants mais Jean-Luc Mélenchon et François Fillon étaient tous les deux classés au troisième rang, leur résultat ne permettant pas d’établir un classement sûr. Interdiction de publier des sondages ne vaut pas interdiction d’en réaliser. Les sondeurs donc, ne se privent pas le jour du vote, avec plusieurs méthodes. Première possibilité : le sondage de sortie des urnes. «Ce n’est en rien une estimation qui permet de donner un résultat, explique Jérôme Fourquet. Des enquêteurs sont envoyés devant des bureaux de vote et font remplir des questionnaires à ceux qui en sortent. Ça ne se fait quasiment plus car c’est coûteux et ça implique une très lourde logistique.» Cette année, les instituts se sont d’ailleurs engagés à ne pas en réaliser, explique Mattias Guyomar. «Par écrit», assure encore la Commission comme un fait d’armes. Sauf qu’ils ne renoncent pas tout à fait à produire des indications chiffrées. Interrogés la veille du premier tour, plusieurs instituts expliquaient qu’ils réaliseraient le jour du vote des sondages en ligne ou au téléphone, comme ils en font tout au long de la campagne. Et si une entreprise comme l’Ifop assurait que ses clients étaient exclusivement français, du côté d’Opinionway par exemple, on expliquait que des sondages réalisés dès le matin seraient transmis à des leaders d’opinion et à des médias, dont certains journalistes étrangers. Or, ces derniers ne s’embarrassent pas toujours de la législation française. Au premier tour, des sites belges, dont la RTBF, ont d’ailleurs donné dès 15 heures des chiffres, vendus comme «sortis des urnes», sans indiquer de quel institut de sondage ils provenaient. Soit un sondeur français a rompu le deal donc, soit la RTBF a présenté un sondage en ligne comme un sondage de «sortie des urnes». Dans les deux cas, l’embargo n’a pas été respecté.

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Sécurité : les Français réclament de la fermeté

Alors que la France baigne dans un climat où la menace terroriste se mêle à une montée de la violence, la sécurité s’impose comme l’une des clefs de l’élection présidentielle. Comme le révèle le dernier baromètre Odoxa-Fiducial, que dévoile en exclusivité Le Figaro, elle apparaît même pour 31 % des sondés comme le thème le plus prédictif dans leur vote, juste derrière le chômage (34 %) et le pouvoir d’achat (33 %). Tableaux à l’appui, les auteurs de cette étude le martèlent: «La place de la sécurité dans la campagne sera d’autant plus importante qu’elle comptera davantage aux yeux des Français en avril prochain que lors des précédentes présidentielles.» De fait, un Français sur deux (51 %) en est persuadé. Seuls 4 % des sondés pensent, au contraire, que ce sujet importera moins qu’à l’accoutumée dans son choix final. «C’est surtout chez les sympathisants de droite hors FN (62 %) et ceux du FN (68 %) que la sécurité prendra davantage de place dans le choix de vote», relèvent les sondeurs. Plus que jamais, le régalien est considéré comme un des derniers domaines sur lequel les gouvernants conservent encore une marge de manœuvre. Comme en atteste le baromètre Odoxa, près huit Français sur dix estiment que «la politique a un impact important sur la sécurité», bien loin devant l’économie et la santé (64 %) ou encore l’environnement (52 %). Si, en la matière, les Français font plus confiance dans la droite (41 %) et se disent insatisfaits à 65 % du bilan de François Hollande, l’enquête montre qu’aucun des principaux candidats à la mandature suprême n’a pris un avantage décisif dans l’opinion. Ainsi, Marine Le Pen apparaît paradoxalement comme «la plus efficace» (29 %), alors qu’elle n’a jamais gouverné.

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