Frictions de distance et effets de frontière

La distance compte – dans le commerce et la création de connaissances. Les politiques encourageant le regroupement industriel reposent sur cette notion. Cette colonne présente des preuves que la distance géographique est un obstacle important aux relations de recherche inter-établissements au Japon. Cette friction persiste pendant des décennies, ce qui suggère que les progrès des technologies de la communication ne remplacent pas l’interaction face à face. Aaron Chatterji, Edward Glaeser, William Kerr Depuis 2001, le gouvernement japonais met en œuvre une politique de grappes industrielles – un ensemble de mesures visant à promouvoir la formation de grappes industrielles – dans le but de promouvoir l’innovation grâce à la proximité géographique des entreprises et d’améliorer ainsi la compétitivité du pays sur le marché mondial. Cette politique se poursuit non seulement au Japon, mais aussi dans de nombreux pays d’Europe. L’échange de différents types de connaissances grâce à la recherche conjointe s’est révélé être un moteur important de la création de connaissances (voir par exemple Berliant et Fujita 2008). Dans le même temps, il a été souligné que divers facteurs peuvent empêcher les entreprises d’entreprendre des recherches conjointes. La recherche conjointe exige souvent que les chercheurs travaillent physiquement ensemble pour discuter et entreprendre des expériences. La distance géographique pourrait constituer un obstacle majeur à cet égard. Dans les cas où la recherche conjointe est menée via une collaboration interentreprises, des facteurs supplémentaires – tels que la possibilité de secrets commerciaux et de fuite de connaissances exclusives – constituent un obstacle important à la création de relations de recherche collaborative (voir par exemple Häusler, Hohn et Lütz 1994). . Nouvelle recherche Notre récente recherche est une tentative d’analyser quantitativement la présence d’obstacles à la recherche conjointe du point de vue de la distance géographique ainsi que des obstacles supplémentaires dans le cas d’une recherche conjointe à travers les frontières des entreprises (Inoue, Nakajima et Saito 2013). À l’aide d’une base de données basée sur des demandes de brevets publiées dans la gazette des brevets japonais, nous construisons un ensemble de données unique sur les collaborations de recherche inter-établissements. Ensuite, sur la base des informations de localisation de chaque établissement, nous calculons toutes les distances géographiques bilatérales entre des paires d’établissements collaboratifs et examinons les caractéristiques des relations de collaboration indiquées par la forme de la distribution des distances. Leurs principales conclusions sont les suivantes. Premièrement, les relations de recherche concertée inter-établissements sont regroupées géographiquement. Cela indique que la distance géographique est un obstacle à la création de relations de recherche collaborative et que les établissements ont tendance à rechercher des collaborations avec ceux situés à proximité. Deuxièmement, cette tendance à se regrouper géographiquement n’a guère changé entre 1985 et 2005 malgré le développement explosif des technologies de l’information et des communications (TIC) au cours de cette période. Cela peut être interprété comme suggérant que des communications étroites par contact face à face sont indispensables aux collaborations de recherche, et la barrière de la distance géographique ne peut pas être surmontée même avec le développement des TIC. Troisièmement, en ce qui concerne la barrière des frontières des entreprises, il a été constaté que les collaborations de recherche interentreprises ont un degré d’agglomération plus élevé dans une zone géographique plus petite que les collaborations de recherche intra-entreprise. Cela peut être observé dans la figure 1 ci-dessous, dans laquelle la ligne continue – représentant la densité de distribution des collaborations de recherche interentreprises – est significativement plus élevée que la ligne pointillée, qui représente celle des collaborations de recherche intra-entreprise où la distance géographique entre les partenaires de collaboration est très court. Cela indique que la proximité géographique améliore les collaborations de recherche. Cela montre également qu’une distance géographique plus courte entre les partenaires collaboratifs facilite l’échange de visites entre les chercheurs et facilite la création de relations de recherche collaborative par différentes entreprises, par exemple en favorisant la confiance mutuelle. Ces effets ont été observés plus clairement dans les petites entreprises ayant un seul établissement de recherche que dans les grandes entreprises ayant plusieurs établissements de recherche. Figure 1. Densités relatives des collaborations intra-entreprise et inter-entreprises Ces résultats indiquent que la proximité géographique inter-établissements joue un rôle important dans l’établissement de relations de recherche collaborative – un élément sur lequel on compte comme source de création de connaissances – en particulier entre les différentes entreprises. Cela implique fortement que la promotion de la localisation des entreprises à une distance proche grâce à une politique de cluster industriel pourrait faciliter les collaborations de recherche, en particulier entre les entreprises ayant différents types de connaissances, et induire plus efficacement l’innovation. Note de l’éditeur: Les principales recherches sur lesquelles cette colonne est basée (Inoue, Nakajima et Saito 2013) sont apparues pour la première fois en tant que document de travail de l’Institut de recherche sur l’économie, le commerce et l’industrie (RIETI) du Japon. Références Berliant, Marcus et Masahisa Fujita (2008),

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